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Intégration de la Femme au Développement Local

Initiative lancée en 2007, le Fonds de Solidarité de sba a été créé en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté dans les pays de la région du Maghreb et du Proche Orient. Grâce à une aide ponctuelle et ciblée (financière, organisationnelle et administrative), le but est que les bénéficiaires développent une activité économique autonome et puissent, à terme, accéder à de meilleures conditions de vie. En cas de besoin, le Fonds de Solidarité peut également être utilisé pour amener des solutions d'appoint lors de catastrophes écologiques, voire de problèmes humanitaires.

Contexte


Pour sa première édition en 2007, le Fonds de Solidarité a sélectionné le projet de l'association Anarouze au Maroc.

Le ksar d'Aït Ben Haddou, lieu où opère Anarouze, est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et attire chaque année plus de 150'000 touristes. Il a un grand potentiel touristique et des initiatives privées se développent pour pouvoir l'exploiter. Fondatrice et présidente de l'association Anarouze, Madame Khadija Tahiri a été initiée par sa mère à l'art du tissage traditionnel berbère. Elle a dirigé une coopérative spécialisée dans les techniques de tissage authentiques du Moyen Atlas pendant 25 ans tout en participant en qualité de technicienne et de formatrice à de nombreuses missions et enquêtes sur la situation des artisanes du tapis dans l'ensemble du Maroc.

C'est lors d'une de ses missions dans le Haut Atlas qu'elle a découvert le ksar d'Aït Ben Haddou, un ancien village fortifié situé dans le Sud marocain. Le site offrait une occasion exceptionnelle d'y implanter la tradition artisanale du tissage des tapis berbères. A cette fin, Madame Tahiri acquit, au début des années 90, une parcelle de terrain située sur la principale allée du ksar dans l'intention d'y créer, à terme, un atelier communautaire de tissage : Dâr Nisâja.


Le Projet


Objectifs

L'association Anarouze s'inscrit dans une perspective à long terme qui vise à donner un travail régulier à des femmes dans une région rurale défavorisée en créant une activité artisanale au sein du ksar d'Aït Ben Haddou. Dans cette même optique, elle permet également de former une nouvelle génération d'artisanes et, par là-même, de sauvegarder des techniques traditionnelles de tissage de tapis berbères et d'autres tissus.


Caractéristiques

La caractéristique majeure du projet est l'authenticité des objets produits, le respect des sources d'inspiration traditionnelles et, dans la mesure du possible, l'emploi de matières premières (laine, coton, fils de soie) traitées selon les anciennes méthodes artisanales. Aux tissages du Moyen Atlas (origine de Madame Tahiri) viendront s'ajouter les productions du Sud marocain avec lesquelles elle s'est familiarisée lors de ses activités passées : tapis et hanbels du Haouz, du Haut Atlas et des zones subsahariennes (Chichaoua, Bou Sbaa, Glawa, Ouzguita, Siroua, etc.).


Contribution du fonds de solidarité

sba a contribué au lancement du projet à travres : achat des métiers à tisser et des outils ; achat du stock initial de matières premières ; recrutement et formation complémentaire des ouvrières tisserandes ; constitution d'un statut juridique pour l'association Anarouze. Le gros œuvre et les installations diverses de l'atelier avaient été préalablement financés par des dons privés ou par l'apport individuel de Madame Tahiri.


« Ce projet répond à une préoccupation et à un besoin ressentis depuis des décennies par les spécialistes de la conservation des métiers d'art et d'artisanat dont le Maroc reste dépositaire. Ce souci de conservation est d'autant plus marqué en milieu rural que les conditions de vie y sont de plus en plus précaires. »

Jean-Louis Michon, expert UNESCO


Résultats obtenus


En avril 2007, avec un peu de retard, le gros œuvre des travaux a été terminé. L'Association Anarouze put alors acheter des métiers à tisser, un stock initial de laine et autres textiles grâce au Fonds de Solidarité.

Mme Tahiri a ensuite procédé au recrutement d'apprenties et de femmes ayant déjà un savoir-faire dans le tissage des tapis berbères. Ce fut une étape essentielle puisque la qualité des tapis dépend des compétences des tisserandes. Une grande partie de ces artisanes habitent le vieux ksar d'Aït Ben Haddou ou le nouveau village (Issouid). Une formation complémentaire a néanmoins été dispensée aux ouvrières avant le début de la phase opérationnelle afin de les familiariser avec des modèles et des techniques qu'elles ne connaissaient pas auparavant. Par exemple pour le maniement des métiers métalliques devenu nécessaire lorsque les tapis commandés dépassent les dimensions usuelles.

En plus de leur formation, toutes les tisserandes d'Anarouze sont allées visiter la coopération de tapis « La Kasbah » à Ouarzazate. Ce fut pour la majorité d'entre elles la première fois qu'elles faisaient une sortie hors du ksar, alors que la ville d'Ouarzazate ne se trouve qu'à quelques dizaines de kilomètres. Cet échange a permis aux tisserandes de partager leurs connaissances et d'acquérir plus d'expérience dans le tissage de tapis et la gestion d'un atelier.

Le 8 mars 2008, l'association Anarouze inaugura Dâr Nisâja. Une centaine de personnes furent invitées, dont des personnalités importantes de la province et des experts de la coopération et de l'artisanat. Tous les habitants du ksar et du village voisin ont participé à cette grande célébration qui a marqué les débuts officiels des activités de l'atelier.Depuis, l'association Anarouze produit et vend ses tapis.


Perspectives


Le projet de Dâr Nisâja est une initiative qui doit pouvoir s'autofinancer à long terme, voire se constituer en activité lucrative. Grâce à la vente de tapis, l'association Anarouze devrait réussir à subvenir aux différents besoins financiers de l'atelier et des ouvrières tisserandes qui y travaillent.

Dâr Nisâja offre une réelle occasion d'implanter à Aït Ben Haddou une activité artisanale et économique. Il a le potentiel de pouvoir servir de modèle et contribuer ainsi à l'amélioration des conditions de vie en milieu rural dans le Sud du Maroc. De plus, l'atelier a aussi le potentiel de sauvegarder un savoir-faire traditionnel en voie d'extinction.


Maison d'Hôte


Au centre du célèbre site Aït Ben Haddou classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1987, la Maison d'Hôte Hajja Aït Ben Haddou a ouvert ses portes début 2010. Cette maison d'Hôte comporte 8 chambres qui reflètent parfaitement l'architecture traditionnelle du sud marocain. La maison d'Hôte est située à 29 km d'Ouarzazate et accueille ses hôtes dans un cadre authentique.

Pour plus d'information sur la maison d'Hôte

Agrandir CP1000341.JPGAgrandir Laine.JPGAgrandir P1010941.JPGAgrandir Rugs.jpgAgrandir ensemble.JPGAgrandir payasage.JPGAgrandir tapis.jpg
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